Qu’est-ce que l’appropriation ? Enregistrer au format PDF

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lundi 9 octobre 2017 par Matthieu Giroux

Il est sûr que quelqu’un, qui permet à la société de mieux fonctionner, doit être récompensé du bien qu’il fait à cette société, par le fait qu’en retour il s’approprie réellement les biens qu’il utilise. L’appropriation est le mouvement de création de possédants. Le pouvoir et le libéralisme permettent aux dirigeants de faire croire aux possédants qu’ils pourront garder leurs biens, sans que ces possédants soient réellement utiles à la société.

Si vous séjournez dans un lieu que vous louez, il est admis que celui qui paye le plus ce lieu devienne propriétaire du lieu. Ça n’est pas ce qui est constaté en 2016. En effet beaucoup de propriétaires ont eu intérêt à emprunter, pour que ce soit le locataire qui paye l’emprunt. Le locataire payait non seulement la concurrence avec le nombre grandissant de nouveaux locataires. Mais il payait en plus la dette du propriétaire.

Les possédants veulent du pouvoir. Ce qui permet d’avoir du pouvoir sur un pays, c’est l’argent. Ainsi les possédants acceptent l’argent privé parce qu’il signifie aussi désengagement de l’état. On fait croire aux possédants que la pauvreté est pour eux une richesse. C’est ce qui est enseigné par le libéralisme et l’économie monétaire, en cachant toutefois la création monétaire. Ce désengagement de l’état permet le bordel libéral, permettant d’augmenter les inégalités. Le libéralisme, c’est croire que l’individu fait la société. Dans les faits, l’individualité est créée par la société.

Les possédants idiots croient alors que cela leur est bénéfique, parce que les inégalités augmentent. Ça ne l’est en aucune manière. En effet, ce qui est important, c’est surtout de disposer de ce qu’on utilise, afin de se savoir reconnu. Il ne s’agit pas de posséder ceux qui créent les richesses. Dans ce cas on va vers la destruction de la société, car il n’y a alors aucun intérêt à faire avancer la société, dans ce cas. Il s’agit là de pure spéculation de croire que quelqu’un d’autre puisse appartenir à soi. C’est l’illusion du pouvoir, cause de révoltes.

Après un développement du pays, tout le monde se satisfait à court terme de ce qu’il a. En effet beaucoup sont propriétaires, parce que le commerce et le développement du pays a permis politiquement à chacun de créer un travail utile, ceci contre rétribution de ce qu’a créé la population. Chacun a pu posséder par le fruit de son travail. Il y a donc beaucoup de possédants.

Cependant le libéralisme va intervenir. Après avoir rendu l’école non épanouissante, en disant que le pays ne peut plus se développer, à cause de la monnaie privée, la population se passe de l’épanouissement, croyant alors en cette peur de vivre dans un monde fini. C’est la peur qui mène alors vers le divertissement, c’est à dire à penser à autre chose. Pourtant, on est heureux quand on a trouvé réponse à ses questions.

Pourtant historiquement l’humanité s’est constamment développée, avant tout démographiquement. Beaucoup de projets de développement attendent dans les tiroirs, surtout en Afrique. On peut, avec la densité d’énergie à disposition et les canaux, verdir les déserts ou transformer des marécages en champs.

Il n’y a pas de ressources finies, d’une part parce que nous ne faisons que transformer la plupart des ressources, exceptée l’énergie, d’autre part parce que nous ne connaissons même pas les limites de l’univers. Enfin l’humanité a non seulement trouvé dans le monde de plus en plus de ressources, mais en plus ces nouvelles ressources étaient de plus en plus riches. En effet, ce qui est le plus riche est aussi difficilement accessible dans la nature. Par exemple, les marais ont mis beaucoup de temps à devenir des champs en France, grâce aux haches. Il y a encore beaucoup de marais, ailleurs dans le monde.

Toutes ces constatations vont contre la théorie libérale de la rente, disant que ce sont ceux qui sont venus les premiers qui ont créé la richesse. En effet des denrées ou produits ne valent rien, si elles ne peuvent être vendues. Les propriétaires ne valent rien sans la société qui leur permet de le devenir.

Toutes ces constatations vont aussi contre le malthusianisme, appelée actuellement décroissance, disant qu’il y a trop d’humains. Par contre, les fils de possédants voudront accroître leurs prises, comme des enfants gâtés. Certains, comme le prince Philippe d’Angleterre, voudront se transformer en virus pour tuer les gens, ceci afin que sa caste possède plus.

La population qui croira au divertissement croira à tout ce qu’on lui dira, selon ce qu’elle entendra autour d’elle. Les sondages permettront d’aller vers le libéralisme, consistant à dire "Profitez parce que tout va bien : Les marchés et la bourse gèrent tout !". Les possédants seront possédés par l’envie de posséder. Ils voudront aussi posséder les autres.

On affichera alors son aboutissement, le malthusianisme, qui consiste à faire croire que les ressources sont finies. Ce sera dû au désintérêt envers la science, car la réflexion scientifique de Platon n’aura pas été utilisée. Aussi, les films de science-fiction alarmistes seront le pilotage de la décroissance.

Ainsi la population croit qu’elle est trop nombreuse, donc il n’y a plus de raison de vivre. Alors les fils de possédants auront plus de richesses qu’ils n’utiliseront pas. Ces richesses n’en seront plus, puisque sont riches ceux qui savent quoi faire de leur environnement.

Seulement des possédants seront de plus en plus dépossédés, d’abord de leurs entreprises, ensuite par leurs enfants. En effet, si ceux qui produisent ne s’enrichissent pas, alors la société décroît.

La population distinguera une supercherie dans ce libéralisme, même si certains s’épanouiront. En effet l’épanouissement sera censuré. Seront reconnus les orateurs talentueux, capables de vous expliquer que tout est louable si suffisamment de personnes l’acceptent, selon le bordel libéral.

La recherche de vérité aboutit à son épanouissement. Ce sera donc le chômage ou une rencontre qui fera que la population osera se remettre en question, pour peu qu’elle cherche le bonheur. Certains n’auront pas abandonné la réflexion scientifique et la recherche de vérité de leur enfance, nécessaires pour apprendre à marcher et à parler.

Ce seront ceux qui ne chercheront pas la vérité, amenant le bonheur, qui seront des bourreaux du système, parce qu’eux mêmes malheureux. Seront cependant récompensés les sophistes, ces orateurs qui détournent la vérité. Ils ne se connaissant pas eux-mêmes, récompensés pour leur méconnaissance du libéralisme, mais surtout pour leur connaissance des autres.

Alors la population possédera peu, et d’autres pays montreront que le développement est bénéfique, pour peu que cette population le sache. Alors, les locataires voudront redevenir des possédants, afin de ne pas être possédés. Ils accepteront la morale de ceux qu’ils ne comprenaient pas avant, parce qu’ils auront eu suffisamment d’informations de ceux qui recherchent la vérité, mais surtout parce que ce combat pour le développement par le bien commun aura été suffisamment connu et remémoré, même si censuré.

Source

  • Les Principes de la Science Sociale T1 - Henry Charles Carey
  • Les Principes de la Science Sociale T2 - Henry Charles Carey
  • Les Principes de la Science Sociale T3 - Henry Charles Carey

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Est-ce que mes parents possèdent leur logement ? Est-ce normal ?


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